Selon une étude publiée, mardi 6 avril, par les Notaires de France, les prix des logements anciens ont baissé de 2,8% au quatrième trimestre, alors que le nombre de transactions a chuté de 17% sur l’ensemble de l’année.

Première baisse depuis 1997

Il s’agit de la première baisse des prix des logements anciens en France depuis le premier trimestre 1997, fin de la précédente crise immobilière dans l’Hexagone. Elle est plus importante pour les maisons (-4% en moyenne) que pour les appartements (-1,5%, dont -3,5% en province et -1,7% en région parisienne).
Quant au nombre de transactions de logements anciens, il a connu une forte chute, avec 667.000 transactions en 2008 contre 802.000 en 2007 (-17%). Sur l’ensemble de l’année 2008, l’augmentation des prix est encore légèrement positive par rapport à 2007 (+0,5% pour les appartements, +0,2% pour les maisons).
Pour 2009, les Notaires de France envisagent une nouvelle baisse du volume des transactions et une accélération « plus brutale » de la chute des prix.

Lille bénéficie de l’effet TGV

Par ailleurs, en 2008, Nice est restée la grande ville de province la plus chère, à 3.483 euros le m2 (+3,1%) pour un logement ancien. Elle devance Lyon (2.771 euros, +0,3%) et la surprenante Lille (2.640 euros, +3,4%) qui continue de bénéficier de l’effet TGV et de sa proximité avec Paris.
Viennent ensuite Bordeaux (2.560 euros, +3,7%), Marseille-Aix en Provence (2.494 euros, -1,4%), Grenoble (2.489 euros, -2,8%) et Montpellier (2.482 euros, +2,7%).
Parmi les métropoles les plus abordables, Saint-Etienne caracole en tête avec un prix de 1.371 euros/m2 (+1,1%) bien moins que Le Havre (1.955 euros, +1,3%) ou Angers (2.037 euros, +0,3%,).