Les moyens financiers de l’acquéreur

Les moyens financiers de l’acquéreur

Les moyens financiers du futur acquéreur

Des comptes à faire avant d’acheter

Faire un achat immobilier, c’est mobiliser toutes ses économies. C’est aussi avoir un crédit à rembourser pendant une longue durée. Il faut donc tenir compte de l’évolution de ses revenus et de ses dépenses.

Mobiliser ses économies disponibles

Il faut en premier lieu faire le compte de son épargne, immédiatement disponible, sur :

  • ses livrets (Livret A ou Bleu, Livret de Développement Durable (ex-Codevi), super-livret, etc.) ;
  • son compte et/ou plan d’épargne logement ;
  • des comptes à terme.

Il faut, ensuite, ajouter l’épargne salariale (quand on en bénéficie) puisque l’acquisition ou la construction d’une résidence principale en permet le déblocage anticipé, sans pénalité.
Enfin, le futur acquéreur peut mobiliser ses valeurs mobilières. Il doit solliciter le conseil avisé de sa banque au moment de leur vente pour tenir compte des cours de la Bourse et de la fiscalité applicable.
Par ailleurs, s’il dispose d’un bien immobilier, il doit bien réfléchir à sa mise en vente et comparer la rentabilité d’une éventuelle location au coût de l’emprunt. Si la rentabilité locative est de 6 %, l’emprunt à 5 % est moins intéressant. Mais dans de nombreux cas le futur acheteur a l’obligation de vendre. Il est alors préférable de vendre avant d’acheter.

Revenus et dépenses

Les revenus retenus par le banquier pour évaluer la capacité d’endettement de l’emprunteur sont ses rentrées financières actuelles : salaires, revenus fonciers, etc…
Sur une longue durée, ils peuvent évoluer :

  • à la baisse : chômage, retraite, perte des allocations familiales, etc. ;
  • comme à la hausse : évolution favorable de carrière, perception d’un deuxième salaire ; héritage, fin de remboursement de crédits, etc…

De même, les besoins de la famille se modifient dans le temps. Le nombre d’enfants à charge, les études, les travaux nécessaires alourdissent le budget familial. L’intérêt de l’emprunteur est de bien tenir compte de ces évolutions prévisibles.