Les ventes dans l’immobilier sur la Côte d’Azur, deuxième marché de France après Paris, ont reculé de 22% en 2008, annonce le président de la Fédération nationale des agents de l’immobilier (Fnaim) des Alpes-Maritimes.
Dans le droit fil de la baisse qui affecte l’immobilier sur l’ensemble de la France, le nombre de ventes en 2008 dans le département des Alpes-Maritimes s’est établi autour de 12.500 transactions, que se sont partagées 2.300 agences immobilières, a expliqué à la presse Jérôme Renaud.
Dans ce département, les prix des logements toutes catégories confondues ont baissé de 5,7% au 1er trimestre 2009. La tendance est encore plus marquée si l’on considère que les transactions réalisées ont été conclues à un niveau inférieur de près de 10% par rapport aux ventes du premier trimestre 2008.
Le prix moyen du mètre carré dans les Alpes-Maritimes s’est stabilisé autour de 3.805 euros au 1er trimestre 2009 contre 4.088 euros l’année précédente à la même période.
La Fnaim a précisé par ailleurs qu’entre les prix de vente affichés et ceux à la signature les marges de baisses ont été de 5,50% à 7,55% selon les villes.
Si les Français commencent à retrouver le chemin des agences immobilières grâce à des taux de crédit et un accès à l’emprunt redevenus incitatifs, Jérôme Renaud a confirmé en revanche une baisse notable des transactions effectuées par les étrangers.
Italiens, Belges, Luxembourgeois, Suisses sont aujourd’hui beaucoup plus vendeurs qu’acheteurs quand il n’ont pas carrément déserté les agences immobilières de la région. Les Britanniques se sont volatilisés en raison de la chute de la livre sterling par rapport à l’euro, note la Fnaim. Avec une baisse de 60% de la Bourse de Moscou, les Russes se font rares sur la Côte d’Azur et ceux qui sont restés dépensent beaucoup moins.
Jérôme Renaud a précisé enfin qu’en matière de logement sociaux, le département des Alpes-Maritimes se situait parmi les lanternes rouges de la France. Trois communes seulement, Valbonne, Saint-André-la-Roche et Carros, satisfont au quota légal de 20% de logements sociaux.
Par ricochet, la pénurie de ce type de logements affecte l’ensemble du marché immobilier de la Côte d’Azur.
Article source: http://fr.news.yahoo.com/4/20090414/tts-france-immobilier-cte-dazur-ca02f96.html